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Au
XIIe siècle, l'église paroissiale Notre-Dame et
Saint Michel dépendait de l'évêché
fréjusien et était administrée par les chanoines
de Fréjus; cependant, en 1409, elle passa sous la gouverne de l'évêché
d'Aix en-Pce, qui désigna un "vicaire perpétuel". |
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A la suite de nombreuses difficultés de fonctionnement, les titulaires de l'église, Antoine puis Jean Rascas de Bagarris (issus d'une famille importante, propriétaire de nombreux domaines tels le château du Muy, un hôtel particulier à Aix, ...) décidèrent de sa reconstruction en 1517. Le nouvel édifice s'avéra cependant une catastrophe: d'une solidité et d'une stabilité douteuses, ses murs reflétaient alors la situation économique et morale d'une paroisse pauvre, en perdition; c'est ainsi que le clergé décida d'y instaurer en 1570 une collégiale de chanoines dépendants d'Aix. Quelques décennies plus tard, en 1638, l'église repassa sous la responsabilité de l'évêque de Fréjus; une communauté de Doyens fut implantée, et ceux-ci effectuèrent des travaux de reconstruction et d'agrandissement jusqu'à la fin du XVIIIe siècle - on a dû ainsi démolir une douzaine de maisons proches de l'emplacement de la paroisse afin d'en dégager la façade. |
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L'église ne fut pas épargnée par les troubles révolutionnaires de 1789 : elle devint un Temple de la raison et de l'être suprême pendant le régime de la Terreur, et un lieu de culte décadaire sous celle du Directoire. Elle fut heureusement rendue au culte en 1796, mais le maire Bouyer entreprit de la faire fermer en 1861, la jugeant dangereusement insalubre. Plus
grande et plus lourde que son prédécesseur, la "nouvelle"
paroisse (la même de nos jours) fut bâtie de 1864 à
1870, sur le même emplacement - et ce malgré l'indéniable
érosion du sol. Les architectes Revoil et Guérin décidèrent
d'un style néo-gothique pour cet édifice de 50 mètres
par 28 et aux fondations s'enfoncant à plus de 5 mètres
dans le sol; le clocher fut conservé, avec quelques modifications
(flèche hexagonale,mâchicoulis, ...). |
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LE SAVIEZ-VOUS ? Dès le XVIe siècle, l'historien religieux R. Poulle s' était inquiété des problèmes d'érosion que connaît la place du Marché, fragilisant les fondations mêmes de l'église St Michel; cependant, au cours des siècles suivants qui ont vu plusieurs démolitions, l' emplacement est resté le même... Des opérations ont été effectuées pour tenter de contrer cet affaissement (suppression du voûtement de la nef en 1962, injections de ciment dans le sous-sol en 1991-92), mais, malgré cela, la nature semble décidée à faire valoir ses droits ... |